Le bonheur des relations
Conseils et stratégies
pour ne plus tomber dans le conflit !
Et si notre bonheur n’était pas seulement une affaire de réussite personnelle, mais aussi — et surtout — de liens humains ? L’épanouissement ne naît pas dans l’isolement : il prend racine dans nos relations. Un sourire partagé, une oreille attentive, un geste de soutien, un dialogue sincère, sont autant d'actes qui nous montrent que nous comptons pour les autres et que nous avons notre place dans ce monde.
Les médias, la société, tendent à nous faire croire que pour aller bien, il faut "se suffire à soi-même". Or, il n'y a rien de plus faux ! Car même si chacun d'entre se doit d'être autonome, il n'en reste pas moins que l’être humain est un être profondément relationnel.
Qu'est-ce qui me permet de l'affirmer ? Je t'invite à le découvrir dans cet article.
Face aux tensions et aux conflits, qui n'a jamais eu envie de claquer la porte et de s'en aller vivre à la campagne ou sur une île déserte ? Aaaaahhhh ! Se retrouver seul(e), tranquille, à ne plus faire que ce que l'on a envie, au moment où on en a envie, sans contestation ou impératif…

Ça fait rêver, n'est-ce pas ? 😊
Et pourtant… 🤨😥
Pourtant vous finiriez par vous ennuyer bien vite, et même par déprimer, car… l'être humain n'est pas fait pour vivre seul ! 😮
En effet, indépendamment des discours sur l’indépendance ou l’autosuffisance, l'être humain est profondément relationnel. Le lien aux autres n’est pas un luxe ou un bonus : c’est un besoin vital. Pour s'en convaincre, (re)découvrons les différentes expériences qui ont été réalisées et les constats qui ont été faits…
Une première expérience qui tourne mal…
Au XIIIe siècle, l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, qui voulait découvrir quel était le "langage des anges", a fait isoler six bébés en donnant pour consigne à leurs nourrices de ne s'occuper que de les nourrir et de les changer, avec interdiction de leur parler ou de les cajoler… Il n'a jamais su quel était le "langage du ciel", car les pauvres bébés sont tous décédés avant de le lui révéler…
https://www.guichetdusavoir.org/question/voir/70138
La situation des orphelins d'après-guerre…
Après la deuxième guerre mondiale, le psychanalyste Hongrois René Spitz a mis en évidence ce qu'il appela le syndrome de l'hospitalisme : il a observé que des bébés hospitalisés ou placés en orphelinat, bien que pris en charge par des professionnels et bien nourris, se portaient moins bien que des enfants nés en prison, mais laissés aux soins de leur maman. Les bébés hospitalisés bénéficiaient de soins mais n'étaient pas cajolés ou stimulés (pas le temps !). Ces pauvres bouts de chou montraient d'abord des signes de dépression, puis leur développement s'arrêtait avant qu'ils ne tombent en léthargie. Preuve que sans amour et sans relation, la vie elle-même s’éteint.
(Si vous voulez en savoir plus, il existe plusieurs articles et vidéos en ligne. Je vous préviens, les images font mal à voir 🥺.)
https://www.universalis.fr/encyclopedie/hospitalisme/
https://www.allodocteurs.fr/archives-hospitalisme-le-syndrome-des-pouponnieres-332.html

A ce stade, vous allez peut-être me faire remarque que ouais, bon, les relations sont nécessaires au petit enfant parce qu'il débute tout juste sa vie et qu'il a besoin de repères, mais qu'une fois atteint l'âge adulte, nous pouvons tout à fait nous en passer parce que hé, maintenant, on est grand ! Eh bien non ! L'adulte a tout autant besoin de contacts (Désolée de saper vos illusions… 😅).
Les expériences de privation sensorielle :
Dans les années 1950, des chercheurs ont mené des expériences où des volontaires ont été placés dans des environnements sans contact, sans stimulation, sans interaction. Rapidement, les participants ont développé de la confusion, de l’angoisse et des troubles cognitifs. Certains ont même supplié qu’on mette fin à l’expérience au bout de quelques heures seulement. Aujourd'hui, si elle peut être utilisée dans un but de relaxation et de thérapie, la privation sensorielle imposée et prolongée est considérée comme un acte de torture
L'étude de "Fondation de France" sur "Les solitudes" :
Depuis 2010, la Fondation de France publie annuellement son rapport sur Les Solitudes en France. Ces études révèlent l’ampleur du phénomène et son impact sur notre société, en particulier chez les personnes en situation de précarité : Fondation de France ne parle plus seulement de LA solitude mais DES solitudeS et révèle que la situation est alarmante. Nul besoin ici que je les plagie, je vous laisse découvrir leurs publications à ce sujet grâce au lien ci-dessous :
https://www.fondationdefrance.org/fr/les-solitudes-en-france

Les "chambres d’isolement" dans les prisons :
De nombreuses études montrent que l’isolement carcéral prolongé entraîne des dégâts psychologiques profonds : anxiété extrême, hallucinations, perte de repères temporels, voire dépression sévère. Certains prisonniers parlent de la solitude forcée comme d’une véritable torture, parfois plus insupportable que la privation physique. Cela nous prouve que la privation de tout lien humain détruit l’équilibre mental, même chez les plus endurcis.

J'espère que vous l'avez compris : l'être humain n'est pas fait pour vivre en isolement total. Mais pour quelles raisons ?
Un besoin psychologique et émotionnel : le besoin de reconnaissance :
Le besoin de reconnaissance est bel et bien vital à l'être humain. Nous avons tous besoin de nous sentir acceptés, valorisés, estimés par nos semblables. Leur attachement à notre égard s'exprime à travers leurs regards, leurs sourires, leurs paroles, leurs actes. Si nous ne sommes pas au bénéfice de ces témoignages d'attention, nous en souffrons. Nous perdons notre sentiment d'avoir de l'intérêt, d'être utile à ce monde, d'y avoir notre place, notre raison d'être.
Il existe à ce sujet une multitude d'articles en ligne qui expliquent de quoi il s'agit. Je ne m'étendrai pas davantage dans cet article, c'est une notion maintenant bien connue que vous pouvez explorer sur la toile.
https://www.minds-ge.ch/ressources/la-reconnaissance-au-travail-un-besoin-vital
Un besoin neurologique : le besoin de stimulation :
Notre cerveau est en perpétuelle évolution : il renouvelle ses cellules, entretient les réseaux neuronaux existant et en créé de nouveaux lorsque nous faisons de nouveaux apprentissages. En deux mots, il s'entretient. Mais si nous restons dans notre routine, sans nouvelle stimulation, idée ou réflexion, alors il n'a plus de nouveau réseau à construire, s'appauvrit… et en souffre. Pour se porter au mieux, lutter contre la dégénérescence, ce noble organe qu'est notre cerveau a besoin de stimulations.
Aussi, la solitude chronique n’est pas seulement douloureuse psychologiquement : elle augmente les risques de maladies cardiovasculaires, d’Alzheimer, de dépression et même de mortalité prématurée. L’équivalent, selon certains chercheurs, de fumer 15 cigarettes par jour…
En conclusion :
Si vous rêvez de vous enfuir sur une île déserte, c'est peut-être le signe que vous avez tout simplement besoin de souffler, de prendre du temps pour vous et de vous faire plaisir, ce qui est non seulement légitime, mais également souhaitable : ça s'appelle des vacances ! 😁
Mais ne basculez pas pour autant dans l'autre extrémité qui serait de tout plaquer : vous ne pourriez que le regretter.
Et je devine qu'à présent, vous allez me dire : "Ok, l'être humain n'est pas fait pour vivre seul, mais comment je fais, quand je rencontre tant de conflits à la maison et au travail, et quand je vois tant de gens autour de moi qui sont à cran ? Comment je fais, coincé entre mon rêve de relations harmonieuses et mon constat de la réalité ?"
C'est ce que je vous propose de découvrir au fil du temps à travers mes articles ! Abonnez-vous et rejoignez la communauté de ceux qui aspirent à des relations vraies, sincères, authentiques, où l'humain est au centre. Ensemble, nous allons développer de nouvelles compétences relationnelles pour influencer positivement nos relations et les transformer !

